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Chez Jennifer Douzenel, le spectaculaire se niche dans l’infra-mince. D’une vidéo à l’autre, des motifs, des sujets, des effets au des atmosphères se font écho, dialoguent ou se complètent pour former une cosmogonie personnelle. Après avoir identifié un décor ou un motif susceptible de faire événement, Jennifer Douzenel part à sa rencontre. Des plaines du Kirghizistan aux cimes enneigées du Mont Fuji, de Central Park à la baie de Hong-Kong, des marais bordelais aux carrières de Carrare, elle arpente des topographies variées, entre ville et campagne. Minimales, les séquences filmées révèlent une poésie de l’éphémère, proche du haiku. La composition, empruntée à la peinture classique, s’anime avec le temps enregistré. Les vidéos procèdent d’une méthode simple et rigoureuse dont l’artiste a défini les modalités au sortir de sa formation à
l’école des Beaux-Arts de Paris.
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