Depuis trois à cinq ans, l’œuvre de Martha Atienza « Tigpanalipod (The Protectors) 11°02’06.4 « N 123°36’24.1 « E » est apparue en même temps que les actes de mémoire nécessaires et les demandes de participation. Fièrement debout sur le bateau de pêche, le « nong » Antonio Dacomos Turib et sa famille sont venus des îles environnantes de Cebu et de Negros au siècle dernier. Ils sont venus à Mambacayao Dako pendant la saison de la pêche et ont décidé de s’installer définitivement sur l’île il y a plusieurs générations.
Cette situation met en lumière des problèmes de longue date liés à la propriété foncière et à la classe sociale, car des familles comme celle d’Antonio sont actuellement contraintes de déménager dans des projets de logements publics et non gouvernementaux à l’extérieur de l’île.
Antonio participe chaque année à la parade fluviale de la fête Dako de Mambacayao. Il décore son bateau et est l’une des seules personnes à s’habiller en costume complet. Le jour du tournage, il est arrivé en costume.
Née d’une mère néerlandaise et d’un père philippin, Martha Atienza (née en 1981 à Manille, Philippines ; vit et travaille sur l’île de Bantayan, Philippines) s’est déplacée entre les Pays-Bas et les Philippines tout au long de sa vie. L’oscillation constante entre ces deux cultures a eu une influence profonde sur l’orientation de l’artiste.
La pratique de Martha Atienza explore l’installation et la vidéo comme moyen de documenter et d’interroger les questions relatives à l’environnement, à la communauté et au développement. Son travail est principalement construit en vidéo, de nature presque sociologique, qui étudie son environnement direct. Utilisant souvent la technologie sous la forme de systèmes mécaniques, Atienza explore la capacité immersive de l’installation à générer un discours critique. Son travail tend à être collaboratif par nature, en travaillant avec des personnes d’origines et d’expertises différentes ainsi qu’avec des résidents de l’île de Bantayan, d’où sa famille est originaire, dont les récits sont intimement liés à des questions telles que le changement environnemental, le déplacement, la perte culturelle, la gouvernance et les disparités socio-économiques.
La pratique d’Atienza explore l’installation et la vidéo comme moyen de documenter et d’interroger les questions relatives à l’environnement, à la communauté et au développement. Son travail est principalement construit en vidéo, d’une nature presque sociologique, qui étudie son environnement direct.