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Une Partie de campagne, Chassagne-Montrachet

Une Partie de campagne, Chassagne-Montrachet

2020

Avec Traversée, une programmation de vidéo d’art pour le Salon Partie de Campagne nous présentons six vidéos montrant des usages décalés et surprenant du déplacement et de la traversée. Chacun de ces artistes mènent une recherche plastique centrée sur l’urbain, le paysage, le territoire et leur appropriation.

@Rémi Groussin, The End, 2016
@Rémi Groussin, The End, 2016

Rémi Groussin

The  End

Vidéo, boucle, 2016

A travers l’énumération d’artistes, de galeries, de musées, de critiques d’art, ce générique de fin convoque acteurs et producteurs d’une certaine histoire de l’art.(Collection Hotel Windsor) Prix Ben “Suspense au Windsor” OVNi 2017 – Camera Camera.

@Collectif Fact, The course of things, 2012
@Collectif Fact, The course of things, 2012

Collectif Fact

The course of things

Vidéo, 9 min 54, 2012

Les artistes suisses de COLLECTIF-FACT, Annelore Schneider et Claude Piguet, attisent notre méfiance envers autrui avec la complicité d’Alfred Hitchcock. A travers leur caméra, nous observons ce visiteurs du Natural History Museum de Londres. N’ont-ils pas tous l’air suspects ? Et tous ces gardiens avec leurs Talkie-Walkie ? Nous sommes tous sous surveillance. Méfions-nous. Françoise et Jean Claude Quemin.

Programmation : Françoise et Jean Claude Quemin- OVNi 2016. 

@Jean Michel Pancin, Speedway, 2006 - sélection d'Isabelle et Jean-Conrad Lemaître
@Jean Michel Pancin, Speedway, 2006 - sélection d'Isabelle et Jean-Conrad Lemaître

Jean Michel Pancin

Speedway

Vidéo, 5'30 min, 2006

L’artiste nous fait découvrir un territoire étrange de l’Ouest américain. Ce lieu est le théâtre régulier de compétitions de vitesse. Speedway est composée d’un seul mouvement, qui s’initie sur une route désertique avant de s’enfoncer dans l’espace aquatique. Avec ce changement d’environnement, la nature du déplacement se transforme. De la terre à l’eau, entre eau et air.

@Marion Tampon-Lajarriette, Camera 1, Plan 8, 2008 - sélection Nouveau Musée National de Monaco
@Marion Tampon-Lajarriette, Camera 1, Plan 8, 2008 - sélection Nouveau Musée National de Monaco

Marion Tampon-Lajarriette

Camera 1, Plan 8

Vidéo animation 3D, 16/9 couleur, son, 6' min, 2008

Caméra1, Plan 8 opère un déplacement, dans les deux sens du terme. La vidéo nous entraîne dans un cheminement au-dessus de la surface en mouvement d’un océan de synthèse. Le déplacement reproduit sur cette étendue est celui du champ visuel de la caméra dans La Corde (Hitchcock, 1948) ; film tourné en un mouvement de caméra continu. La scène reconstituée ici est celle où la caméra arpente soudain de façon autonome le décor de l’appartement vide alors qu’un personnage décrit à haute voix comment le meurtre -auquel personne n’a assisté- aurait pu être commis en ces lieux. La bande sonore de la vidéo utilise cette voix off, des sons provenant de ce décor (tel que bruits de pas ou de portes) et la musique dramatique qui ouvre et ferme le film. Tout nous renvoie à une histoire qui a lieu ailleurs, dans un autre espace-temps hors de portée de notre regard. Nous sommes pris dans ce mouvement doublement abstrait, isolé loin de son référant narratif et projeté dans un environnement vierge de toute balise qui accueille ses aléas.

Collection NMNM

@Dominique Angel, Pièce supplémentaire n°29 , 2009 - sélection MAMAC
@Dominique Angel, Pièce supplémentaire n°29 , 2009 - sélection MAMAC

Dominique Angel

Pièce supplémentaire n°29

Vidéo, son, 10'45 min, 2009

A propos de l’artiste

Le travail vidéo de Dominique Angel s’inscrit dans le cadre d’une démarche plus vaste qui déborde de la seule utilisation de cet outil. Elle comprend aussi la photographie, la performance, l’écriture et surtout la sculpture, pratique fondatrice de l’ensemble de son œuvre, autour de laquelle les autres tournent, un peu comme des satellites dont la trajectoire est tout de même assez instable. Au point qu’ils laissent à leur tour des traces dans le matériau sculptural.

Difficile donc de résumer ce travail touffu et complexe, de s’en faire une idée claire sans risquer d’être réducteur ou simpliste. Comme dans le cinéma burlesque, celui de Chaplin ou Keaton par exemple, le caractère cocasse ou absurde des “objets” réalisés, de prime abord séduisants, est très vite contrarié par la réalité et les drames qu’ils sous-tendent. Les noms qu’ils portent ne nous éclairent pas beaucoup plus puisqu’ils sont tous affublés du titre générique : Pièce supplémentaire. Sauf si on le considère aussi comme un intitulé manifeste. Chacune serait donc le fragment d’une œuvre “totale”, confirmant ainsi l’engagement revendiqué par l’artiste sur les plans politique, intellectuel et artistique, dans la tradition des utopies véhiculées par les avant-gardes.

Édouard Monnet

@Steven Cohen, The Chandelier, 2002
@Steven Cohen, The Chandelier, 2002

Steven Cohen

The Chandelier project

Captation d'une première performance sur une série de cinq, 16' 24 min, 2002

The Chandelier Project est une performance réalisée en 2002 dans un « camps de squatteurs » du quartier de Newtown à côté duquel Cohen était en résidence. L’artiste y surgit en drag-queen, vêtu d’un « chandelier-tutu » et de chaussures à plate-forme spectaculaires, alors que, circonstance imprévue, des «red-ants», les agents de sécurité municipaux, sont en train de détruire les abris de fortune. De l’incongruité de cette confrontation inattendue surgit un patchwork de moments de brutalité et de sensibilité, de grâce et de souffrance, de poésie et d’obscénité.

 

A propos de l’artiste

Artiste, plasticien, performer et chorégraphe sud-africain, Steven Cohen est né le 11 août 1962. De 1981 à 1984 il a fait un bachelor dans l’Art (Psychologie, Anglais et Littérature) à l’Université de Witwatersrand. En 1985, il est sorti diplômé de la Ruth Prowse School of Art à Capetown, en Afrique du Sud. Il a reçu de nombreuses récompenses dont le VITA Art Now, en 1993, Prix du Momentum Life, en 1993, le FNB VITA, en 1998 et le prix du Ampersand Foundation Fellowship, New York City de novembre 2003 à janvier 2004. Son travail a été exposé à New York, Johannesburg, Sydney en passant par Berlin et Paris.

@Moussa Sarr, l'Etalon noir, 2011 - sélection FRAC
@Moussa Sarr, l'Etalon noir, 2011 - sélection FRAC

Moussa Sarr

L’étalon noir

Vidéo, son, 1’35 min, 2011

A propos de l’artiste 

Suite à sa crémation-performance du 29 mars 2018 à la Villa Medicis (Rome), l’artiste a laissé place à un nouveau personnage nommé Narcisse, à la fois avatar, métamorphose et réincarnation de l’artiste décédé. La particularité de cet avatar réside dans son langage, car il parle et écrit dans une langue inconnue : le Pelistic.