Plan de site

Plan de site

Hôtel WindsoR

@Iris Martin, My screen gif, 2020
@Iris Martin, My screen gif, 2020

PRIX SUD EMERGENCE

2021

[Dates et lieu à préciser]

 

Suite à un appel à projets lancé auprès de jeunes artistes vidéastes de la région Sud, plusieurs d’entre eux ont été retenus pour une programmation prête à envahir le hall et les chambres de l’hôtel West-End, ainsi que la salle de fitness de l’hôtel Splendid et les couloirs de La Malmaison. Dans ce périmètre, le jury choisira le lauréat de la meilleure vidéo, un prix soutenu par le CHE (Centre de Haute Energie).

 

Le jury sera présidé par ORLAN aux côtés de François Fauchon (CHE, Collectionneur), Sylvain Lizon (Directeur de la Villa Arson), Pascal Neveux (Directeur du Frac Provence Alpes Côte d’azur), Mathilde Roman (Professeure au Pavillon Bosio),  de Cédric Teisseire, (Directeur de la Station) et Maria Finders (Fondation Luma, Arles).

@Benoit Barbagli, Adoucir le feu, 2020
@Benoit Barbagli, Adoucir le feu, 2020

Benoit Barbagli

Adoucir le feu

Vidéo, , 4’ 59 min, 2020

Le feu suit Ecotopia depuis sa naissance et c’est grâce à lui que les artistes ont crée l’encre au charbon qui se dépose sur chacune de leurs toiles. Par calcination, ils transforment la matière organique recueillie le long de leurs périples naturels en un noir de fumée. Le feu en lui-même est un processus d’expression de la nature, un rite de transformation de la matière en autre chose. Celui-ci, mélangé à de l’eau, est venu prendre de nombreuses fois l’empreinte de l’âme des montagnes et celle des mers. Dans ce troisième moment du projet Ecotopia, c’est l’empreinte de cette transformation qui est abordée, pour nous retrouver face à la magie que celle-ci convoque. Une nuit tombante de l’hiver 2020, dans une balade au coeur de la nature, un groupe d’amis recueillant du bois tombé, crée un feu de camp à la lisière de la forêt. Il l’allume sous la première superlune de l’année, qui heure après heure, le surplombe d’avantage. Ces bois qui naquirent jadis de cette nature sont à présent enchevêtrés, concentrés dans un foyer circonscrit de petites pierres attendant la flamme d’un briquet, pour illuminer une dernière fois la forêt de leur naissance, transmutant leur énergie en lumière et chaleur, avant de redevenir une nourriture fertile pour celle-ci. Lors de la combustion, des danses, chants et performances sont exécutés près du feu. Si le rituel est une idée qui peut venir à l’esprit, lorsque l’on parcourt les marches d’Ecotopia, le moment du feu l’exprime bien davantage. Il ne suffit rien d’autre que ce feu pour créer le rituel. Adoucir le feu, au prix de quelques brûlures sur le lin. C’est la nature et non l’homme qui induit le sacré. Nous sommes tout au plus les témoins qui, durant l’expérience de cette transformation, sont venus recueillir sur une toile de lin l’empreinte, l’écho de ce que la nature prononça ce soir-là avec eux.

@Madison Bycroft, Vigils, 2019
@Madison Bycroft, Vigils, 2019

Madison Bycroft

Vigils

Vidéo digitale, couleur, son, 30' 19 min, 2019

Ce film explore le périmètre non gouverné entre la nuit et le jour – où les veillées surveillent le crépuscule, permettant et empêchant ce qui est vu et ce qui s’échappe. Huit artistes se rassemblent sur les marais de faucon, avec des flaques d’eau, de la boue, de la fumée colorée, du brouillard et une pleine lune. Le soleil se couche rapidement, empêchant les secondes prises – décourageant le tout, le fermé le guéri ou le complet. Hélène Cixous a écrit: «Pour commencer à écrire, je dois échapper au grand jour… Je ne veux pas voir ce qui est montré. Je veux voir ce qui est secret. Ce qui est caché dans le visible … Je ne peux pas écrire sans détourner mon regard capturer. J’écris par distraction. » Quel genre de poétique peut nous aider à contourner le sens et la lisibilité sanctionnés par l’État? VIGILS s’intéresse aux formes d’expression négatives comme tactique de refus ou de déviation. Que signifie être lisible, comment le sens est-il homogénéisé, apprivoisé ou stabilisé dans la pratique de la «lecture», et des modes d’expression qui pourraient éviter de s’écrire dans un langage familier. Les mots se fragmentent en matériaux sonores, créant une chanson et une forme d’association qui se situe au-delà de l’articulation.

Avec Leah et Chloe Barnes, Lily Stanley, Verity Drew Firth, Taija Bryan, Aneesa-rose Ahyee, Lilly Gilani et Cian East-Sharpe.

 

Antoine ceunebroucke,  A Step Into My Wallpaper, 2020
Antoine ceunebroucke, A Step Into My Wallpaper, 2020

Antoine Ceunebroucke

A Step into My Wallpaper

Vidéo, long gif, 2’ 2 min, 2020

A Step Into My Wallpaper est la deuxième vidéo réalisée par Antoine Ceunebroucke dans son appartement de Nice après Magic Flat en 2018. Cette vidéo a été faite sur Photoshop à partir de prises de vues réelles dans l’appartement et de vidéos dénichées sur internet. C’est une succession d’images retouchées qui donne vie à un « collage animé ». Ce côté technique rudimentaire, qui s’inspire du Stop Motion, transforme la réalité avec beaucoup de liberté. Aussi bien l’image que le son ont été réalisés courant 2019-2020 dans cet appartement, sachant que la fin de la vidéo a été faite pendant la période de confinement. Le sujet traite de notre société de plus en plus confinée, où nous vivons dans des appartements de plus en plus petits, entourés d’écrans qui nous éloignent plus qu’ils nous rapprochent. Cette vidéo propose de fuir cet état de confinement par l’imaginaire.

 

@Lena Durr, Jeanne Marguerite, 2018 - Sélection Emergence
@Lena Durr, Jeanne Marguerite, 2018 - Sélection Emergence

Lena Durr

Jeanne Marguerite

Vidéo boucle, son, 11’ 35 min, co-production Videochroniques, 2018

Lors d’une résidence en immersion dans un EHPAD, Lena Durr a pu passer du temps avec l’ensemble des résidents lors de moments de vie commune et participer à certaines activités. Ces moments sont l’objet du film intitulé Jeanne Marguerite. Il s’agit uniquement de plans fixes, filmés discrètement. Les visages ne sont pas visibles, ou que partiellement, par souci d’anonymat. On y retrouve le quotidien de ces vieilles personnes rythmé par les différentes activités et de longs moments d’attente et d’ennuie. Parallèlement à ses visites à la maison de retraite, l’artiste est entrée en contact avec une entreprise de débarras de maison qui lui a permis d’assister à une intervention. Les séquences filmées à la maison de retraite sont ponctuées par des images d’une maison en train de se vider. Elles évoquent l’état actuel possible de l’environnement quotidien passé de ces personnes.

@Camille Franch-Guerra, CORREFOCS, 2020
@Camille Franch-Guerra, CORREFOCS, 2020

Camille Franch-Guerra

CORREFOCS

Installation vidéo, techniques mixtes, dimensions variables, 5’ 38 min, 2020

Manifestation populaire et culturelle catalane chère à l’artiste, les Correfocs s’inscrivent dans une démarche contestataire. Interdits durant la période où le franquisme régnait sur l’Espagne, ils tirent ses origines de danses du XIIeme siècle, exultant le diable et le mal dans les croyances populaires. Avec ce désir de remettre la force poétique et contestataire de la langue catalane, Correfocs entretient ce rapport à l’incompréhension d’une langue brimée. Dans ce contexte, l’artiste a choisi de construire les images et leurs rythmes incandescents, avec un poème de Pere Gimferrer, Cacera: la Chasse. Poème non traduit aujourd’hui. Auteur de plusieurs écrits, il a construit son rapport poétique au langage en usant des deux langues avec la politique de l’époque. En prenant compte de son histoire personnelle et dans l’inaccessible compréhension du langage paternel, le catalan, Camille Franch-Guerra chante en castillan les récits d’une chasse vécue en temps de dictature, celle qu’a vécu son grand-père et la fictionnalise dans cette traduction du catalan au castillan, en passant par le français. 

@JeremyGriffaud, Dungeon, 2020
@JeremyGriffaud, Dungeon, 2020

Jeremy Griffaud

Dungeon

Vidéo, durée variable, 2020

La proposition aborde un trait éminemment caractéristique de notre société actuelle, la volonté de célébrité, ou pour le dire différemment, l’envie de sortir de l’ombre pour entrer dans la lumière, en espérant parfois même devenir cette « lumière ». Ce désir de célébrité semble gagner aujourd’hui de plus en plus d’individus ; et ce phénomène s’est largement accru par la multiplication de l’information via les réseaux sociaux, la télé-réalité, la multiplication des écrans, et de façon plus générale, avec toutes les stratégies mises en place par la société du spectacle. En 1968, dans le catalogue d’une exposition au Moderna Museet de Stockholm, Warhol écrivait : « à l’avenir, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale. » Effectivement, désormais chacun peut prétendre à une forme de célébrité s’il le souhaite. Mais de quelle célébrité s’agit-il ? Pourquoi ? Et avec quelles conséquences ? 

 

Dungeon est un projet réalisé avec la participation de Julien Griffaud. 

 

@Juliette Guerin, Usine de prot, 2018
@Juliette Guerin, Usine de prot, 2018

Juliette Guerin

Usine de prot

Vidéo, 4’ 33 min, 2018

Usine de prot est une vidéo filmée en studio avec trois caméras pour reprendre le dispositif des plateaux télé avec un décor et une lumière inspirés, eux, des blocs opératoires chirurgicaux. Sur la table, plusieurs ustensiles ainsi que des pots de protéine 100% whey Protein professional sont à la disposition des protagonistes. Trois personnages participent à la fabrication d’une matière de façon mécanique, à la chaine. Et, au fur et à mesure que la matière, grossie, elle devient de plus en plus organique, abstraite et incontrôlable. L’artiste crée des oppositions entre une image très aseptisée et une matière provoquant du dégout. Pour cela, elle mélange des univers liés à l’industrie alimentaire, médicale et interroge le corps transformé par la consommation d’aliments artificiels utilisés, dans ce cas, pour la construction musculaire. Dans une société qui doit répondre à des normes et critères de beauté toujours plus extrême, cela génère une forme de violence et de rejet par la manipulation de la matière qui devient symbolique.

@Victoria Guinet, Catalogue des mouvements de l’arrière plan du monde, 2020
@Victoria Guinet, Catalogue des mouvements de l’arrière plan du monde, 2020

Victoria Guinet

Catalogue des mouvements de l’arrière plan du monde

Vidéo couleur, 6' min, 2020

Les caméras sur les téléphones sont le résultat de notre capacité à manipuler l’environnement et des possibilités d’évolution qu’offrent les objets qui nous entourent. Si ces derniers sont toujours des outils de communication, on a rajouter au language parlé, des images. Les réseaux sociaux ont eux aussi affectés, d’abord, la relation émetteur- destinataire, puis, alors que le message ne vise plus un destinataire spécifique (comme une bouteille à la mer),  ils ont aussi affecté directement notre rapport au visuel, à l’esthétique, au cadrage, aux filtres, aux sujets… Le “Catalogue des mouvements de l’arrière plan du monde” est simplement une collection de vidéos qui à débuté à partir d’une première vidéo de qualité moyenne partagée, le temps de 24h, sur les réseaux sociaux. L’architecture est l’arrière plan de notre quotidien. Faire de la vidéo en tant qu’architecte est une façon de représenter ma fixation sur tout ce qui se passe avant et après notre passage. L’architecte représente principalement l’inexistant (dans le but de le construire). L’architecte du patrimoine représente principalement l’existant (dans le but d’intervenir, de conserver). Cette vidéo est donc une collection de mouvements existants mais pas toujours évidents.

@Hayoung Kim, PISSCÈNE, 2019
@Hayoung Kim, PISSCÈNE, 2019

Kim Hayoung

PISSCÈNE

Installation vidéo, écran TV, spot, feuille de palmier, résine, métal, silicone, paillettes dimension variable, 7' 11 min, 2019

L’artiste se retrouve avec un étranger dans une piscine gonflable, une salle d’attente d’une durée indéterminée. Bien-sur, pour leur bien-être, la première chose qu’ils leur faut c’est le code Wi-Fi.Ca ne se fait jamais en one-shot, la transmission de ce bloc d’alphabets, numéros et de caractères spéciaux. Quand tu dis F, est-ce que c’est vraiment un F? Ou un f? Partons dans un gros trip à travers la transmission du code Wi-Fi. Cette combinaison de non-sens devient la chanson d’alphabet à partir de laquelle on crée une relation. Ce moment du code Wi-Fi devient viscéral, et nos propres lions rendent la situation encore plus absurde. Nous nous faisons nos mises à jour sans arrêts, afin d’affronter nos lions. Quand ton lion et le mien se rencontrent (surtout quand on a besoin d’un code Wi-Fi), il y a quelque chose de plus qui s’écoule entre les malentendus. …”Je sens quelques choses là, je me sens quelques choses… Ton lion et le mien se croisent et crient des incomprehensions. Au delà de toutes ces confusions, nos lions chantent une connexion entre toi et moi”.

 

@Celie Hue, Space spinach, 2020
@Celie Hue, Space spinach, 2020

Celia Hue

Emergence_Celia Hue

Animation par rotoscopie, 1' 13 min, 2020

Cette vidéo est une relecture du tutoriel de Chris Hadfield, How to cook spinach in space, disponible sur Youtube. L’astronaute canadien a réalisé une série de vidéos de ce type pour rendre compte de son quotidien dans l’espace. Depuis longtemps passionnée d’astronomie, Celia Hue est fascinée par la grâce que peut prendre n’importe quel sujet en apesanteur, y compris les épinards. L’artiste a donc souhaité rendre hommage à la beauté de la non-gravité et à l’absurdité de ces tutoriels qui ne serviront pas à la plupart des terriens mais qui ont tout de même conquis des millions de spectateurs. Cette technique d’animation lui a permis d’épurer l’espace de la vidéo pour ne laisser que les éléments flottants afin de

mieux rendre compte du phénomène d’apesanteur.

@Iris Martin, My Screen gif, 2019
@Iris Martin, My Screen gif, 2019

Iris Martin

My Screen gif

Vidéo, son, 2’ 14 min, 2019

My screen.gif est un assemblage numérique génératif, obtenu à partir différentes images d’archives chinées sur internet. Le procédé qu’utilise Iris Martin consiste à fabriquer des images en mouvement constituées de phrases ou d’objets tirés de façon quasi aléatoire dans une base de données. L’artiste expérimente et invente des protocoles automatisés dans le but d’en extraire un certain non-sens dans le but de générer de la poésie.

 

@Marie Pellegrino, A l’intérieur ça pollue, 2020
@Marie Pellegrino, A l’intérieur ça pollue, 2020

Marie Pellegrino

A l’intérieur ça pollue

Vidéo, 2’ 55 min, 2020

La porte de la chambre s’ouvre, vous y entrez… le lieu n’est plus un espace de repos mais une expérience particulière. La chambre se retrouve envahie par des perles de couleurs surdimensionnées. Les accessoires chorégraphiques de la vidéo ont pris place dans cette chambre, agrandis, disponibles pour les spectateurs.

@Sara Sadik, Lacrizotiek, 2019
@Sara Sadik, Lacrizotiek, 2019

Sara Sadik

Lacrizotiek

Vidéo, 10’ 26 min, 2019

Lacrizotiek est une vidéo réalisée dans le cadre d’un workshop mené par l’artiste Sara Sadik dans le quartier de la Busserine, à Marseille en juillet 2019. Co-écrit et interprété par huits adolescents du centre social AGORA, Lacrizotiek prend la forme d’un reportage de la chaîne fictive Blackwhite TV qui relate l’arrivée d’extraterrestres dans la cité de la Busserine. 

Lacrizotiek a été réalisé dans le cadre de la Résidence Publication Rebel Rebel , avec le soutien de la Fondation Logirem et en partenariat avec le FRAC Provence-Alpes Côte d’Azur, Marseille. Courtesy of FRAC PACA

@Agathe Wiesner, Angst, 2016
@Agathe Wiesner, Angst, 2016

Agathe Wiesner

Angst

Vidéo, 1’ 40 min, 2016

L’Hôtel Angst à Bordighera date de 1886. Ruine d’un autre siècle, il porte une aura sombre à l’image du nom de son fondeur suisse inscrit fièrement sur son fronton : Angst qui signifie peur en allemand et dont la typographie demeure légèrement visible. Agathe Wiesner qui est parvenu à se faufiler dans l’antre de l’hôtel Angst, nous invite à une déambulation particulière dans ce lieu, comme recueillie, avec une projection de petit format, entre la carte postale et la photo de famille. Le trépied utilisé dans le dispositif de l’installation, est également celui qui a servi pour filmer les lieus, relique du tournage. Agathe Wiesner considère ce mode monstration comme très représentatif de sa génération, qui a la possibilité via internet de regarder, sur un même support un film de Charlie Chaplin et une discussion live d’un internaute lambda.

@Liam Witter, Tanning ritual, 2018
@Liam Witter, Tanning ritual, 2018

Liam Witter

Rituel d’été

Installation, lunettes de soleil gravées, ensemble vidéo, 2018

Summer time Soils, 8’ 23 min, 2018

 

Tanning Ritual,19’ 43 min, 2018

 

Au mois d’août, chaque année depuis 6 ans, Liam Witter effectue une série d’actions qui confrontent sa position humaine au fait de vivre continuellement la vie quotidienne à la manière d’un touriste. Dans son travail, il y a une base auto-biographique qui retrace le sentiment de l’artiste d’être perpétuellement pris entre deux identités et les complications rencontrées après avoir émigré depuis le Royaume-Uni. Ces actions sont souvent conscientes des géographies spécifiques de l’environnement de ce dernier. Rituel d’été rassemble des actions des cinq dernières éditions, qui comprenaient, entre autres, la demande de lunettes de soleil dans les bars et restaurants du sud de la France avec un livre de phrases en français.