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Tapei-Moca

©Eva Medin, SMARS, 2015
©Eva Medin, SMARS, 2015

Tapei-Moca

2020

Du 3 Février au 1er Avril 2018, l’association OVNi, basée à Nice France, présente au MOCA de Taipei, une sélection de 7 vidéos d’art, qui ont marqué le festival depuis son lancement en 2015. OVNi, Objectif V. Nice est une association dont la mission est de promouvoir l’art vidéo et l’art contemporain sur la Côte d’Azur et à l’international, à travers divers formats d’apparitions du festival vidéo au salon d’art contemporain en passant par les expositions, les programmations vidéos et les nocturnes.  Pour cette programmation video dans l’espace public, nous avons sélectionné sept vidéos qui ont largement été plébiscitées par le public du festival OVNI à Nice. Chacun de ces artistes mène une recherche plastique centrée sur le corps, les attitudes et les gestes, le tout somptueusement orchestré et chorégraphié. Bien qu’avec des sensibilités esthétiques et des pratiques divergentes, ces artistes partagent le goût de l’image forte, qui cadre leur narration. Cette programmation met en scène des histoires et des univers singuliers, jouant l’apparition éphémère comme chez Ayoung Kim, Steve Cohen ou même Clément Cogitore, de l’association son et image avec Yuri Ancanari et Fabiana Cruz, ou encore de l’appropriation de culture populaire cinématographique avec Eva Medin et Florian Pugnaire.

 

S’y croisent différents registres et medium artistiques qui convergent dans l’oeuvre jouée : la danse et la chorégraphie, la musique et les pratiques sonores, le langage du geste construit par toutes les possibilités du corps, le tout plaçant l’expérience du spectateur au cœur de l’œuvre.L’association OVNi est née au cœur de l’hôtel Windsor, un hôtel engagé depuis de longues années dans l’art contemporain, renommé à la fois pour sa collection unique de 31 chambres d’artistes et ses installations in situ ponctuant les parties communes. Projet collaboratif niçois, OVNi est  un jeu d’invitation, où chaque invité apporte sa pierre à l’édifice. Son format original réunit curateurs d’institutions, centres d’art, galeries… à travers deux parcours associant les chambres d’hôtels et les espaces d’art, de design, d’architecture, de musique ou de littérature de Nice. Cette fédération unique d’acteurs, aimant l’art, offre au public le meilleur de l’art vidéo dans des contextes domestique et du quotidien, intimes et ludiques pour inciter les visiteurs à découvrir ou revisiter des lieux de culture et singuliers de la ville de Nice, pour s’adresser aussi bien au grand public qu’aux initiés. Chaque année en Novembre le festival héberge les programmations de prestigieuses institutions, écoles d’art et festivals français et internationaux, galeries, où chacun présente les artistes de leur choix, de New York à Séoul en passant par la Tasmanie.

@Eva medin, SMARS, 2015
@Eva medin, SMARS, 2015

Eva Medin

SMARS

Vidéo, Science-fiction expérimentale, 9 min, 2015

L’oeuvre est une métaphore d’un système clos et automatisé. SMARS revisite le thème de la SF en transformant une crèche en une capsule spatiale. Plasticienne et vidéaste, Eva Medin a été formée au Pavillon Bosio de Monaco et aux Arts Décoratifs de Paris. Elle développe un univers fictionnel empreint d’un regard décalé sur le réel. Au croisement entre les disciplines, elle élabore une écriture à la fois narrative et contemplative où le rapport à l’espace et l’expérience du spectateur ont une place prédominante. Dans une grammaire de cinéma et un vocabulaire du cliché, de la vignette ou du cartoon, elle met en jeu des observations et souvenirs tenant autant du personnel que de la mémoire collective, et revisite avec ironie des thèmes récurrents de la culture populaire.

 
@Fabiana Cruz, Imaginary Instruments #6, 2012
@Fabiana Cruz, Imaginary Instruments #6, 2012

Fabiana Cruz

Imaginary Instruments #6

Vidéo, 4 min, 2012

L’oeuvre de Fabiana Cruz est libre d’interprétation et interagit avec notre sensibilité à la musique, au rythme, aux couleurs… Ses vidéos font écho aux performances de Claude Rutault intitulées écouter la peinture/regarder la musique comme celles qu’il a réalisé au Meyerson Symphony Center, Dallas, USA. Fabiana Cruz compose la musique de ses vidéos ou réinterprète des chansons existantes dont elle s’inspire. Se mettant souvent en scène, elle nous plonge dans un univers poétique, coloré et ludique, où la musique rythme la peinture, et vis et versa, pour nous conter une histoire. Chaque instrument est décodé, révélé par un geste, une couleur, un élément de la vie quotidienne ou du monde de l’enfance : origamis, gants, tubes de couleurs, craies, papiers, tissus.

Présenté pour OVNi 2017 par Moving Art (Nice)

@Steven Cohen, The Chandelier, 2002
@Steven Cohen, The Chandelier, 2002

Steven Cohen

The Chandelier project

Captation d'une première performance sur une série de cinq, 16' 24 min, 2002

The Chandelier Project est une performance réalisée en 2002 dans un « camps de squatteurs » du quartier de Newtown à côté duquel Cohen était en résidence. L’artiste y surgit en drag-queen, vêtu d’un « chandelier-tutu » et de chaussures à plate-forme spectaculaires, alors que, circonstance imprévue, des «red-ants», les agents de sécurité municipaux, sont en train de détruire les abris de fortune. De l’incongruité de cette confrontation inattendue surgit un patchwork de moments de brutalité et de sensibilité, de grâce et de souffrance, de poésie et d’obscénité.

 

A propos de l’artiste

Artiste, plasticien, performer et chorégraphe sud-africain, Steven Cohen est né le 11 août 1962. De 1981 à 1984 il a fait un bachelor dans l’Art (Psychologie, Anglais et Littérature) à l’Université de Witwatersrand. En 1985, il est sorti diplômé de la Ruth Prowse School of Art à Capetown, en Afrique du Sud. Il a reçu de nombreuses récompenses dont le VITA Art Now, en 1993, Prix du Momentum Life, en 1993, le FNB VITA, en 1998 et le prix du Ampersand Foundation Fellowship, New York City de novembre 2003 à janvier 2004. Son travail a été exposé à New York, Johannesburg, Sydney en passant par Berlin et Paris.

@Clément Cogitore, Les Indes galantes, 2017
@Clément Cogitore, Les Indes galantes, 2017

Clément Cogitore

Les Indes galantes

Performance filmée, danse, 2017

Pour Camera Camera la galerie présente Les Indes Galantes, croisement disruptif entre des images de danseurs de krump (la danse des ghettos de Los Angeles) et les harmonies XVIIIe des Indes galantes de Jean-Philippe Rameau, l’oxymore visuel et sonore de Cogitore fonctionne à merveille, météore à clics sur les réseaux. Les danseurs esquissent des chorégraphies hip hop sur une partition classique – c’est drôle et très beau : l’opéra est, semble-t-il, descendu dans la rue et, les images latentes de Cogitore se diffusent dans l’espace public. Réalisé pour 3e Scène, plateforme en ligne de l’Opéra de Paris. Photo Les Films Pelleas.

 

A propos de l’artiste

« Puissant conteur, Cogitore se joue de nos regards de Saint-Thomas – qui ne croient que ce qu’ils voient – et manipule les registres du récit : tragédie, conte, épopée, chanson de geste, avec les moyens d’aujourd’hui ».

Extrait interview par Clémentine Mercier, Libération Next

 

@Florian Pugnaire et David Raffini, Agon, 2016 - galerie Eva Vautier
@Florian Pugnaire et David Raffini, Agon, 2016 - galerie Eva Vautier

Florian Pugnaire

Agon

Film 2K, 18 min, 2016

La vidéo serait la somme de toutes les réflexions et l’œuvre la plus syncrétique du duo Florian Pugnaire et David Raffini. Nous y voyons deux combattants s’affronter, prisonniers d’une boucle atemporelle. Le décor s’anime et se métamorphose autour d’eux pour finalement s’autodétruire: emportés dans cette scénographie en perpétuelle mutation, les acteurs semblent absorbés par la violence de leur propre action, presque indifférents aux réactions brutales qui les entourent.

 

A propos de l’artiste

Diplômé en 2006 de la Villa Arson (Nice), Florian Pugnaire a ensuite poursuivi ses études au Fresnoy (Tourcoing). En parallèle de sa pratique personnelle, il travaille en duo avec David Raffini depuis 2008. Il est résident de La Station (Nice) depuis 2010.

 

Une production Kyrne, avec le soutien du Centre Pompidou, de la région PACA, la DRAC PACA et la FNAGP.
Présenté par la galerie Eva Vautier (Nice) 

@Ayoung Kim et Sébastien Bertaud, In This Vessel We Shall Be Kept, 2016
@Ayoung Kim et Sébastien Bertaud, In This Vessel We Shall Be Kept, 2016

Ayoung Kim et Sébastien Bertaud

In This Vessel We Shall Be Kept

Vidéo / Performance, 2016

Pièce à la croisée du chant lyrique et de la danse contemporaine, l’intrigue se déroule dans les entrailles de l’Opéra Garnier. Tel des sirènes, le chœur invite les spectateurs à admirer les corps et postures sculpturaux des danseurs du corps de ballet de l’Opéra Garnier.

Pour le festival MANCA, l’artiste propose de découvrir pour la première fois, une installation sonore immersive de ces chants de sirènes lyriques contemporaines, au studio Fausto Romitelli du CIRM. Une version visuelle inédite, de cette œuvre sera à découvrir à l’Hôtel Windsor, où nous serons alors subjugués par l’élégance racée, la sensualité et l’air ténébreux des danseurs de l’Opéra Garnier.

 

Un projet présenté pour la première fois pour le festival MANCA et OVNi 2016. 

Le 18 juin 2016, Ayoung Kim, artiste en résidence du Pavillon Neuflize – Palais de Tokyo et Sébastien Bertaud, chorégraphe de l’Opéra Garnier, ont performé leur pièce In this Vessel We Shall Be Kept, avec le corps de Ballet du Palais, accompagné de chanteurs lyrique, dans le cadre de l’exposition La rumeur des Naufrages.

Composition musicale : Hyun-Hwa Cho

@Yuri Ancarani, Il Capo, 2010
@Yuri Ancarani, Il Capo, 2010

Yuri Ancarani

Il Capo

Vidéo, 2' 54 min, 2010

Une merveilleuse langue des signes s’est créée entre l’homme et la machine dans les carrières de marbre de Carrare, situées en Italie, au nord-ouest de la Toscane. Dans un paysage irréel aux allures de science fiction, un homme dirige un bras mécanique vers le marbre qui est sur le point de se désintégrer en plusieurs blocs. Le vacarme à Carrare doit être véritablement assourdissant mais le son du film a été filtré de telle sorte que toute notre attention soit concentrée sur les mouvements de l’homme et du bras mécanique. La caméra est placée de manière à ce que les mâchoires du bras semblent plus grosses que les rochers à l’arrière-plan. Mais finalement ce sont les rochers qui reprennent le contrôle, emplissant totalement l’écran. Et cette fois, l’homme qui dirige n’est plus là.

En 2012, IL CAPO remporte notamment le Grand Prix  de la Competition InLab au Festival International du court-métrage de Clermont-Ferrand.

 

A propos de l’artiste

Yuri Ancarani, cinéaste et artiste italien, enseignant d’art vidéo à Milan, vient de terminer la trilogie qu’il développe depuis plusieurs années. Chacun des films qui la composent se consacre à un métier qu’il érige en un acte de beauté et de courage. Les hommes au travail y dessinent une chorégraphie précise. Leur environnement, qu’il soit extrêmement modernisé et technologique ou naturel et mécanique, est traité de la même manière : sa caméra souligne surfaces immaculées, formes épurées ; ses plans sont bruts, sans parole, comme s’il cherchait à atteindre l’essence de l’action humaine.