3 DEC
2022
au
4 DEC
2022
14h à 19h
Le projet Cosmopolis initié en 2021 à l’hôtel WindsoR réunit Instituts culturels étrangers (sous l’égide du FICEP), les Centres culturels internationaux et les Amis d’OVNi. Chaque chambre, propose des projets curatoriaux d’art vidéo.
2022 - 16'00" - Couleur
Des chercheurs tentent d’injecter de l’ADN d’algue photosensible pour soigner nos rétines. Du bleu océan au bleu écran, la vision s’hybride. Guidé par des mires de verre, « Bleu silico » propose une dérive poético-scientifique autour de la parenté ancestrale entre algues et cellules rétiniennes humaines.
2017-2020 - 48'00" - Couleur
La Fiancée de Tchernobyl, 2017-2019 (en collaboration avec l’artiste ukrainienne Ira Bilobrodska) est une robe de mariée cousue à la main composée de masques à gaz originaux fixés les uns aux autres pour former une silhouette féminine, agrémentée d’un voile blanc, d’une couronne de fleurs traditionnelle ukrainienne et de longs rubans colorés accrochés à la coiffe qui flottent au grès du vent. Une Madone énigmatique derrière son voile, toujours subjuguante, subtilement envoûtante, presque invisible mais intensément présente alors que sa couronne se détache sur le brouillard constant de désespoir et de confusion qui l’entoure.
Cette œuvre a été créée en collaboration avec l’artiste ukrainienne Iryna Bilobrodska.
2017 - 4'37" - Couleur
Le récit potentiel est ici suggéré par les actions des personnages masculins et féminins, ainsi que par la composition du décor. Cette installation réfléchit à la subjectivité de la caméra parallèlement à celle d’un récit mis en scène. La scène présentée est à la fois artificielle et hyperréelle, suggérant un temps et un espace inexistants.
2022 - 12'39" - Couleur
Durant l’hiver 2022, à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Olivier Roller a accueilli chez lui, à Paris, de jeunes ukrainiens réfugiés. A partir de ces rencontres, nouées dans ce contexte tragique, le photographe a créé de saisissants portraits.
Prenant la forme de courtes vidéos, les images d’Olivier Roller sont frontales et dépouillées : les corps, les visages, cadrés de près, se livrent à l’objectif du photographe qui se focalise lentement sur le regard, fixe ou lointain, de ces jeunes femmes et hommes. Leurs voix qui partagent leur récit, rendent palpables leurs existences bouleversées : des voix cassées qui, au-delà des mots, portent les souvenirs cruels, le doute et parfois le sentiment de culpabilité ; des voix fermes également qui disent leur énergie, leur courage et leur engagement à aider
leurs compatriotes.
2022 - 6’6’’ - Couleur
“BOAT” part de la phrase “Nous sommes tous tombés d’un bateau” qui m’a été dite par une personne qui m’est très chère. Cette phrase évoque, dans l’étape actuelle de mes recherches, l’exode et ses reflets. De là, le texte souhaite rendre compte des questionnements existentiels, poétiques ou picturaux dans le contexte de changement d’ère et ses paradigmes. Ainsi comme dans mes derniers « videos essays », le paysage comme corps, la nature comme phénomène artistique, l’invisible comme matière première, basés sur la quête de toucher l’inframince (avec son humour aussi) sont toujours présents comme axes de mon travail.
2021 - 4’50" - Couleur
“Flower Mouth” a été réalisé pendant un auto-exil de presque 2 ans au moment de la pandémie de Covid, à Caraíva, un petit village à Bahia au Brésil, que je fréquente depuis 2001. La nature y est omniprésente et les ressources techniques assez rares. Les vidéos utilisées pour ce film on été enregistrées là-bas et faisaient partie de mes archives personnelles. La phrase de Vita Sackville-West que quelqu’un m’avait dite et que j’avais retenue : “In times of war we need to talk about the flowers” résonnait dans ma tête depuis longtemps, comme une volonté de trouver dans le banal et le spectaculaire de la nature une issue pour jouer le paysage comme corps, la nature comme phénomène artistique, l’invisible comme matière première, basés sur la quête de toucher l’inframince (avec son humour aussi) qui sont les axes de mon travail.
2022
Monica Hirano propose une rupture dans la chaîne des abus sexuels. Le point de départ du travail est d’ouvrir la discussion sur la corrélation entre l’industrie des télécommunications pendant l’ère Berlusconi, son entrée de manière presque inoffensive et sans restriction dans l’environnement familial, la normalisation de l’image de déprédation et d’humiliation (généralement féminine) dans l’imaginaire des enfants et le cycle d’abus comme héritage familial. La question centrale est celle de l’enfant qui absorbe toute cette expérience et grandit sans comprendre quelles sont les limites saines d’une relation avec son corps et son sexe, ou du moins, sans avoir la conscience de créer ces limites.
En 2022, à l’occasion de sa présence à la Grande Halle du Pôle cultures contemporaines de Nice, Le 109, OVNi accueille la Collection RAVERSE de Chac MacGill sous la forme d’une installation inédite explorant l’histoire de l’art numérique. Cette proposition a notamment été produite en partenariat avec TV Store.