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Video Box – Carreau du temple

Video Box – Carreau du temple

2018

Du 31 mai au 1er Juillet 2018 venez découvrir la programmation sportive et dynamique de vidéos présentées au festival OVNi depuis 2015. Selon Jules Rimet il faut faire “Travailler le corps et éveiller l’esprit en même temps”. Connu pour avoir fondé le club de football Red FC Saint Ouen, il est aussi réputé pour la politique culturelle qu’il a mis en place, notamment un club de lecture accessible aux sportifs et ses amateurs, et ce depuis 1897. Aujourd’hui Videobox, dans le vestiaire n°9 au Carreau du Temple, rejoue cette contextualisation spécifique de la culture et de l’art contemporain, en rendant accessible au public l’art vidéo.  

 

Pour cette programmation, OVNi a sélectionné six vidéos questionnant les rapports entre art contemporain, sport et le cloisonnement entre ces deux pratiques culturelles. Producteur de formes, de comportement, de pratique et d’images, le sport et les sportifs inspirent ces six artistes. Chacun mène une recherche plastique centrée sur le corps, les attitudes et la répétition et beauté du geste. L’exploration du monde du sport se fait ici selon un mode poétique, où les artistes semblent s’amuser de l’homonymie entre performance et performativité.

@Camille Llobet, Faire la musique, 2017
@Camille Llobet, Faire la musique, 2017

Camille Llobet

Faire la musique

Vidéo, 15' min, 2017

Espace A VENDRE

Ski, escalade, voltige, bobsleigh… ils sont tous des athlètes savoyard. Au centre de l’espace, un à un, des corps s’activent : ils ferment les yeux, se concentrent, exécutent une gestuelle singulière puis ouvre les yeux. Ce sont des athlètes de différentes disciplines sportives qui procèdent à la répétition mentale de leurs parcours. Escalade, ski, rallye automobile, bobsleigh, saut à la perche, voltige aérienne…chaque athlète a été précisément choisi pour sa pratique spécifique de l’entraînement mental et la complexité du décor dans lequel il évolue. Leur qualité de concentration quasi hypnotique, leur expressivité inconsciente, les bruits de leur respiration, leurs gestes réduits au stade de l’ébauche révèlent une chorégraphie de la pensée.

 

@François Vogel, Stretching, 2009 - sélection du centre des Arts d'Enghien
@François Vogel, Stretching, 2009 - sélection du centre des Arts d'Enghien

François Vogel

Stretching

Vidéo, son, 5 min, 2009

Stretching fait partie des folles inventions vidéo et filmiques de François Vogel nées de ses expériences sur les appareils photographiques et de son travail dans les arts numériques. Une séquence de plans très courts de façades d’immeubles qui ondulent et sur lesquelles vient s’inscrire le titre.
Animé image par image, un homme en tenue estivale exécute une série d’exercices d’étirements dans les rues d’une grande ville. Chaque exercice se déroule devant un décor urbain différent. Éclairé, par les lumières de la ville, seul une sorte de ritournelle électronique et quelques rares sons synchrones (bâillements) ou d’ambiances (sirène de voiture) accompagnent les images.

@Ayoung Kim et Sébastien Bertaud, In This Vessel We Shall Be Kept, 2016
@Ayoung Kim et Sébastien Bertaud, In This Vessel We Shall Be Kept, 2016

Ayoung Kim et Sébastien Bertaud

In This Vessel We Shall Be Kept

Vidéo / Performance, 2016

Pièce à la croisée du chant lyrique et de la danse contemporaine, l’intrigue se déroule dans les entrailles de l’Opéra Garnier. Tel des sirènes, le chœur invite les spectateurs à admirer les corps et postures sculpturaux des danseurs du corps de ballet de l’Opéra Garnier.

Pour le festival MANCA, l’artiste propose de découvrir pour la première fois, une installation sonore immersive de ces chants de sirènes lyriques contemporaines, au studio Fausto Romitelli du CIRM. Une version visuelle inédite, de cette œuvre sera à découvrir à l’Hôtel Windsor, où nous serons alors subjugués par l’élégance racée, la sensualité et l’air ténébreux des danseurs de l’Opéra Garnier.

 

Un projet présenté pour la première fois pour le festival MANCA et OVNi 2016. 

Le 18 juin 2016, Ayoung Kim, artiste en résidence du Pavillon Neuflize – Palais de Tokyo et Sébastien Bertaud, chorégraphe de l’Opéra Garnier, ont performé leur pièce In this Vessel We Shall Be Kept, avec le corps de Ballet du Palais, accompagné de chanteurs lyrique, dans le cadre de l’exposition La rumeur des Naufrages.

Composition musicale : Hyun-Hwa Cho

@Yves Caro, Der Abschied (L’Adieu), 2001 - sélection Hôtel WindsoR
@Yves Caro, Der Abschied (L’Adieu), 2001 - sélection Hôtel WindsoR

Yves Caro

Der Abschied (L’Adieu)

Vidéo, son, 28'48 min, 2001

La voix de Kathleen Ferrier, radieuse de compassion, vibrante, chantant Le chant de la terre ET la grâce, le bonheur, de Cyd Charysse, de Fred Astaire, de Ginger Rogers, de Gene Kelly, d’Eleanor Powell, et d’autres… La musique romantique de Gustav Mahler ET la comédie musicale américaine… En somme « l’accouplement » de deux « viennoiseries », l’une fort profondément grave, l’autre assurément suave. Toutes deux, également, élégantes et maîtrisées. ET : cerise sur le gâteau, ce qui réunit : La valse.

 

Collection Lodeveans (Staurt Evans)
 

A propos de l’artiste

Yves Caro a une pratique assez large allant de la peinture à l’installation en passant par le graphisme. Depuis quelques années le médium vidéo à pris une grande part dans son travail. Nous sommes bien ici dans une contradiction hésitant entre la légèreté des images et la puissance du Chant de la terre, force romantique qui place l’être dans sa problématique existentielle. Ce sentiment est vite perçu tant l’évocation de ces comédies musicales nous paraissent être de l’ordre du document historique et éternellement dernière nous… comme si aujourd’hui l’heure était à une reconsidération d’une authenticité de notre vie et de nos amours, loin des artifices.

 

@Grégoire Korganow, Un temps de rêve, 2016
@Grégoire Korganow, Un temps de rêve, 2016

Grégoire Korganow

Un temps de rêve

Ensemble de 7 vidéos, 2016

Un Temps de Rêve regroupe 7 films courts réalisés par Grégoire Korganow. Dans le cadre d’une résidence à la Maison nationale des artistes (la maison de retraite des artistes gérée par la FNAGP) il a demandé à 7 pensionnaires de raconter leur rêve… et a ensuite proposé à 7 danseurs contemporains de les interpréter, en dansant dans le parc de la résidence.

 

1. Ma mère, 2,33 min, Le rêve d’Arlette de Breville dansé par Aurore di Bianco.

2. Le Parapluie Rouge, 1,51 min, Le rêve de Claude Grizard dansé par Sylvain Groud.

3. Je ne sais pas, 0,56 min, Le rêve de Marie Le Courtour dansé par Kaori Ito.

4. Une femme, 2,57 min, Le rêve de Michel Merlen dansé par Julie Koenig.

5. Jacky, 2,27 min, Le rêve de Christine Bertin dansé par Frederico Strachan

6. Le prince charmant, 2,28 min, Le rêve de Liane Le Masson dansé par Bernard Wayack Pambé.

7. L’enterrement de Mozart, 2,44 min, Le rêve de Lise Follin Deramond dansé par Sergio Diaz.

 

Gérée par la Fondation Nationale des Arts graphiques et plastiques (FNAGP), la Maison Nationale des Artistes située à Nogent-sur-Marnes (94) est en fait une maison de retraite des artistes. 75 résidents, des personnes dépendantes âgées de plus de 60 ans, ont élu domicile dans deux bâtisses du 18èmesiècle élevées au milieu d’un parc de 10 hectares. Dans le cadre d’une résidence (entre 2015 et 2016), Grégoire Korganow a demandé à sept retraités de raconter leur rêve. Chacun de ses songes a été interprété dans le parc par un danseur contemporain.

 

« Le corps fragiles des personnes âgées ne leur permet plus de se mouvoir librement… Ces mises en mouvement impressionnistes ont lieu au gré des lumières et des saisons, et offrent un spectacle accessible aux résidents depuis leurs fenêtres. Avec un temps de rêve, nous nous amusons à substituer au temps présent, un temps imaginé qui s’accorde aux projections des narrateurs, et les libère des entraves du réel. Je conçois les œuvres issues de ce projet comme des invitations au voyage, à mon voyage incarné dans les rêves de personnes âgées. »

 

A propos de l’artiste 

Photographe depuis plus de 20 ans, Grégoire Korganow s’est peu à peu éloigné du grand reportage (Libération, Géo, Marie Claire, de l’air, New York Times..) pour investir le champ de l’intime à travers le medium photographique mais également le film.