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Hors-les-murs

© imagespassages
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2022

Annecy

Carte blanche au festival OVNi à imagespassage

 

Répondant à une carte blanche adressée par imagespassages, OVNi partagera une sélection d’œuvres présentées lors de sa 7e édition en 2021.

Alors que nous sommes fixement encrées dans nos sièges, les artistes nous proposent de les suivre dans les sillons d’une vie « presque normale » rythmée par l’ennui de l’attente, par l’idéalisme du décor ainsi que par l’anxiété du rêve. Entre nostalgie, inconscient et redécouverte du monde, le vidéaste offre une confrontation entre les mondes, une espérance.

 

Après la projection, une rencontre avec Clara Thomine aura lieu, venant présenter son travaille mêlant vidéo et performance. 

@Lena Durr, Jeanne Marguerite, 2018 - Sélection Emergence
@Lena Durr, Jeanne Marguerite, 2018 - Sélection Emergence

Lena Durr

Jeanne Marguerite

Vidéo boucle, son, 11’ 35 min, co-production Videochroniques, 2018

Lors d’une résidence en immersion dans un EHPAD, Lena Durr a pu passer du temps avec l’ensemble des résidents lors de moments de vie commune et participer à certaines activités. Ces moments sont l’objet du film intitulé Jeanne Marguerite. Il s’agit uniquement de plans fixes, filmés discrètement. Les visages ne sont pas visibles, ou que partiellement, par souci d’anonymat. On y retrouve le quotidien de ces vieilles personnes rythmé par les différentes activités et de longs moments d’attente et d’ennuie. Parallèlement à ses visites à la maison de retraite, l’artiste est entrée en contact avec une entreprise de débarras de maison qui lui a permis d’assister à une intervention. Les séquences filmées à la maison de retraite sont ponctuées par des images d’une maison en train de se vider. Elles évoquent l’état actuel possible de l’environnement quotidien passé de ces personnes.

© Gaetan Trovato, Trois Ormeaux, 2013
© Gaetan Trovato, Trois Ormeaux, 2013

Gaëtan Trovato

Trois Ormeaux

VIDEO HD COULEUR, 3 MIN 14, 2013

En 1996, Michelangelo Antonioni et Wim Wenders tournent à Aix-en-Provence Par-delà les nuages, long métrage croisant quatre histoires d’amour selon le regard d’un cinéaste. En 1968, François Truffaut y tourne La Sirène du Mississippi avec Jean-Paul Belmondo et Catherine Deneuve. Ces deux films comportent des scènes tournées dans le centre d’Aix-en-Provence, un lieu que Gaëtan Trovato parcourait presque quotidiennement et qu’il jugeait comme un décor de cinéma idéal. Retournant à la trace et circonscrivant les lieux exacts de tournage de deux séquences, il filme à l’identique, avec la même composition avant d’y intégrer les personnages des long-métrages originaux.

 

Ainsi le duo alternativement échappé du film d’Antonioni / Vincent Pérez et s’interrogeant sur le sens de la vie, en image de pureté et d’amour hésitant Irène Jacob ou de celui de Truffaut, plus décidé, plus expansif, ce que double leurs paroles entendues en italien très apparemment doublé s’arrêtent sur la place de la mairie. Venus en voiture rouge, prêts à quitter la France après divers méfaits et crime, les seconds passent devant les habitants d’aujourd’hui dont un couple mangeant un gâteau dans sa boîte ou buvant à même une canette de coca, dos contre la fontaine ; ils croisent l’employé de voirie occupé à son nettoyage en petit véhicule ; ils vont dans le bruit urbain. Cependant pas plus que les premiers, touchant l’eau de bassin du XVIIe siècle après avoir apprécié le calme devant la façade de la chapelle des Ursulines, ils ne sont susceptibles d’être pris pour ces personnes des prises de vue actuelles. Un halo entoure leur silhouette et l’espace autour de celle-là, leurs pieds ne touchent pas terre : ils sont les fantômes cinématographiques, réveillés par le souvenir de cinéphiles qui les incluent dans ce lieu.

 

Spectres libres et parlant, ils n’interfèrent pas sur le monde autre que mémoriel alors que celui-ci n’obéit qu’à la logique interne de l’amoureux de cinéma qui fait montage de plans aussi éloignés filmiquement. Trois Ormeaux essaime une telle rencontre inouïe pour notre propre cinémathèque intérieure. – Simone Dompeyre, Traverse Vidéo

© Maksaens Denis, Mes rêves, 2021
© Maksaens Denis, Mes rêves, 2021

Maksaens Denis

Mes rêves

Installation vidéo multi sources, 2021

Laboratorio Arts contemporains

Le rêve, pour Freud, à la fonction d’évacuer les peurs, les angoisses, les frustrations. C’est aussi le lieu-temps où l’inconscient et les pulsions refoulées se libèrent. Dans le vodou en Haïti, les rêves sont principalement des messages des esprits. On parle alors de rêves-loas.

 

Dans une installation multi-pistes de 6 sources video différentes, Maksaens Denis joue sur les différentes interprétations de ses propres rêves-peurs, rêves-frustrations, rêves-angoisses, rêves-fantasmes, rêves-loas.

 

Le projet est soutenu par Laboratorio Arts contemporains et a reçu l’appui de Fokal.

 

 

 

@Clara Thomine, ensemble de vidéos, performance et  installation, durée variable, 2021
@Clara Thomine, ensemble de vidéos, performance et installation, durée variable, 2021

Clara Thomine

Tout doit disparaître

Performance, ensemble de vidéos et installation, durée variable, 2021

Centre Wallonie Bruxelles

Clara Thomine, caméra à la main, part en mission et réalise des reportages !

 

Dans sa chambre d’hôtel, elle présente quelques films qu’elle a ramenés de son dernier voyage. 

Une grosse exclusivité, puisque, cette fois, elle est partie après la fin du monde. 

 

Elle présente aussi quelques objets, vestiges de notre passage sur Terre, qu’elle a rapportés de cet étonnant périple.

Reporter de faux-semblants, de vraisemblables, fabricante d’objets qui-ne-sont-pas-vraiment-ce-qu’ils-sont, Clara Thomine nous emmène à la rencontre de situations «presque normales»…, mais pas tout à fait.