Plan du site

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Hotel Windsor – Amis d’OVNi

Diaporama Dansé, 2024 © Cécile Bart.png
Diaporama Dansé, 2024 © Cécile Bart.png

Hotel Windsor – Amis d’OVNi

2026

Tania MOURAUD -
Tania MOURAUD - "Glamouring"

Tania MOURAUD

Glamouring

Programation OVNi

“Dans Glamouring, je filme la lente transformation d’un homme qui, par le maquillage, devient femme. J’ai voulu montrer ce moment de passage où le visage cesse d’être une identité fixe pour devenir un espace de projection, de fiction et de représentation. Le temps du maquillage agit comme une traversée : couche après couche, les traits disparaissent pour laisser apparaître un autre être.

 

Le son est celui, originel, du kathakali. Les percussions inscrivent la vidéo dans la réalité physique et spirituelle de cette tradition ancestrale. Ce théâtre, où les hommes incarnent aussi des figures féminines, interroge depuis longtemps la construction des rôles et des identités.

 

Aujourd’hui, cette œuvre entre en résonance avec les réflexions contemporaines sur le genre et la fluidité des identités. Sans illustrer un discours théorique, Glamouring montre simplement que le genre peut être perçu comme une construction, un jeu de signes, de gestes et de regards.

Ce qui m’intéresse est cet instant fragile où l’on ne sait plus exactement qui apparaît : l’homme, la femme, l’acteur ou le personnage”. Tania Mouraud.

©Michel_JAffrenou_les_totologiques
©Michel_JAffrenou_les_totologiques

Michel Jaffrenou (avec Patrick Bousquet)

Videoflash

Programmation OVNi

Les Videoflashs ont été conçus comme de petits intermèdes proposant des combinaisons entre des éléments plastiques, une anecdote à tendance humoristique voire poétique, et un jeu insolite sur l’image télévisuelle.

Le_sens_de_la_marche Marcel Bataillard
Le_sens_de_la_marche Marcel Bataillard

Marcel Bataillard

Le sens de la marche

Programmation OVNi

Comme dans ses autres travaux, Marcel Bataillard continue d’explorer les relations entre texte et image et d’effectuer des allers-retours entre théorie et pratique. Ainsi, le film Le sens de la marche (Catwalk the line) donne littéralement à voir la démarche de l’artiste. 

La vidéo montre en effet une succession de déplacements de l’artiste – dont seules les jambes sont visibles, filmées en caméra subjective et au format vertical – sans autre indication géographique et temporelle que ce qui est cadré. C’est donc uniquement en observant les étendues parcourues et les tenues vestimentaires que le spectateur pourra se faire une idée de la saison et de l’endroit auxquels ces images ont été enregistrées. Filmées au téléphone portable, entre 2013 et 2015, ces travellings sont le fruit des déplacements de Marcel Bataillard entre maison et atelier et les « traces » de son activité photographique puisque, pour les séries Au passage et Je suis une légende notamment, la totalité des prises de vues qu’il opère se font au jour le jour et sans aucun repérage ou travail préparatoire.

La bande son, hypnotique et lancinante, composée d’un mix de voix et de musiques prélevées sur internet, reprend à son tour le thème de l’artiste au travail. Marcel Bataillard a choisi des extraits de tutoriels vidéos en ligne distillant des conseils à de futurs modèles pour bien défiler et figurer sur le catwalk(1) ou exposant des méthodes aux apprentis musiciens pour apprendre à jouer comme il faut I Walk the Line(2) de Johnny Cash, une chanson conçue pour tailler la route. 

Quand Johnny Cash erre sur le podiumou comment emprunter la voie du succès.

 

(1) Le catwalk est le nom, en anglais, du podium des défilés de mode, que les mannequins parcourent d’un bout à l’autre avant de faire demi-tour et de regagner les coulisses.
(2) I Walk the Line, complainte d’un homme dévoyé qui retrouve le droit chemin par amour, est une des plus célèbres chansons écrites par Johnny Cash.




Cristiano Codeço De Amorim, ONLY FEMS
Cristiano Codeço De Amorim, ONLY FEMS

Cristiano Codeço De Amorim,

Parcours de l’Art, Avignon - ONLY FEMS

Programmation OVNi

Cristiano a grandi avec les clips de J-Lo et de ces divas des années 2000 qui sont aussi des icônes gays. Il est étrange de se dire, qu’à l’adolescence, il était plus facile de s’identifier à des femmes hétérosexuelles qu’aux représentations d’hommes qu’on nous proposait. (…) Les hommes dont Cristiano attire l’attention ont un point commun : ils sont discrets. Alors qu’ils emploient les marqueurs catégoriels de Grindr pour définir Cristiano – trans, trav, sissy -, eux sont réticents à s’auto-définir. Ils ne sont pas gays, ils ne sont pas bi. Apparemment, leurs pratiques ne font pas leur identité.Cristiano les écoute avec douceur et curiosité. En amont et en aval des rencontres, dans le peu de temps social qu’ils lui accordent » Samy Lagrange

 

Diplômé de l’École supérieure des beaux-arts de Bordeaux en 2022, Cristiano Codeço De Amorim développe une pratique artistique autobiographique et transdisciplinaire retraçant son parcours et ses ressentis, d’une enfance au Portugal à sa vie en France depuis 2007. Son travail explore une prise de conscience via des installations, des performances médiatisées, des vidéos, des écrits, des sculptures et du dessin. À travers le prisme de la famille, Cristiano aborde des sujets tels que l’immigration, la classe populaire, le genre, l’homosexualité et l’acceptation de soi – grâce à la féminité -, tout en questionnant la masculinité, perçue comme un problème à résoudre, et la sexualité, vue comme une énigme à déchiffrer. Le tout, toujours saupoudré de pop culture. Les plateformes numériques et les réseaux sociaux l’inspirent et deviennent ses terrains de jeu.

Prix Utopi.e #3 CWB

Younès Ben Slimane, Images de Tunisie
Younès Ben Slimane, Images de Tunisie

Younès Ben Slimane

Parcours de l’Art, Avignon - Images de Tunisie

Programmation OVNi

Le film Images de Tunisie se construit comme une contre-ethnographie, à la croisée des documents d’archives et des images personnelles. Caméra portée comme prolongement du corps, l’artiste interroge la capacité de l’image à façonner un récit.

IMAGES DE TUNISIE réemploie et recontextualise des archives issues de films d’actualités produits par Les Actualités Françaises dans les années 1940, en les associant à de nouvelles prises de vues réalisées sur les mêmes sites d’architecture vernaculaire des villages berbères du sud tunisien. Ces documentaires en noir et blanc servaient alors la propagande française dans les colonies d’Afrique du Nord, dont la Tunisie.

Younès Ben Slimane explique : « Le titre du film fait référence au documentaire ethnographique de Georges Barrois, Images de Tunisie (1946), qui m’a intrigué par sa capacité à créer des images et à façonner des récits. Je suis retourné sur ces lieux pour les réinterpréter avec un regard personnel, à l’aide d’une caméra portée qui devient comme une extension du corps. »

En naviguant entre archives et matière intime, le film fait naître une tension féconde entre les deux régimes d’images. Cette interaction devient la clé de voûte de l’œuvre, qui se mue en un commentaire sur l’évolution du cinéma et sa faculté à réinventer le récit.

Younès Ben Slimane est artiste et cinéaste, diplômé du Fresnoy en 2022. Sa pratique se situe à la croisée du cinéma, de l’architecture et des arts visuels. Son travail du film et de l’installation s’attache à faire dialoguer ces différents médiums afin d’en révéler les potentialités et les limites.

Christian Vialard - Hide Behind- web
Christian Vialard - Hide Behind- web

Christain Vialard

EAC Espace de l’art concret

Programmation OVNi

HideBehind

Film, conte fantastique, album, installation et concert live, HideBehind est une œuvre transmediale totale.

NMNM x Léa Collet, Jardins Partagés
NMNM x Léa Collet, Jardins Partagés

Léa Collet

Hotel Windsor - NMNM

Programmation NMNM

Jardins Partagés est une production pour la Biennale de Lyon 2026, en coproduction avec le Nouveau Musée National de Monaco dans le cadre de la résidence en milieu scolaire et résidence de création numérique 2025.

 

Jardins Partagés est un film installé qui naît de la rencontre entre deux jardins méditerranéens, deux archives oubliées, ou plutôt : deux archives qui n’existent pas, et d’une traversée intergénérationnelle : enfants, adolescent.es et personnes âgées réunis autour de ce qui a failli disparaître.

 

À Monaco, des collégien·nes explorent le Jardin Exotique, micros en main, et interrogent les jardiniers sur leur relation intime aux plantes. La caméra suit leurs gestes : une main qui saisit une succulente, un regard qui scrute au microscope une fleur de résine, des corps qui apprennent à bouger comme des cactées. En parallèle, une IA entraînée sur le manuscrit inédit de Gustave Humbert génère de nouvelles espèces hybrides, photographiées comme des spécimens scientifiques avec règle graduée — entre archives botaniques des années 1970 et visions extraterrestres. Des formes qui n’existent pas, mais qui semblent avoir toujours été là.

À Lyon, d’autres générations déambulent dans le Jardin Rosa Mir : enfants, adolescent·es, personnes âgées, touchant les murs de coquillages et de galets, dansant comme des plantes, se penchant ensemble sur les détails de ce jardin construit pierre par pierre par un homme seul. La nuit, des lampes frontales font surgir les matières de l’obscurité. La caméra tourne en photogrammétrie : les corps et les jardins se dissolvent progressivement en nuages de points colorés, en point cloud qui dérive, se déforme, disparaît. Le réel se liquéfie. Ce qui reste, c’est la forme, la mémoire de la forme.

 

Ces deux récits se mêlent progressivement, sans hiérarchie. Les images de Monaco glissent dans celles de Lyon. Les espèces hybrides générées par IA apparaissent comme des visions dans le jardin lyonnais, des plantes fantômes qui poussent entre les coquillages. Les modèles 3D se dissolvent en particules, se recomposent ailleurs, dans un autre jardin, une autre époque.

 

Deux voix traversent le film. La première est celle de Humbert, reconstituée par l’IA à partir de son manuscrit jamais publié, elle commente ce qu’elle voit avec la précision douce d’un botaniste amoureux de ses plantes. La seconde est celle du Jardin Rosa Mir lui-même, entraînée non pas sur des archives qui existent, mais sur ce qui manque : le silence autour de Jules Senis Mir, l’absence de témoignages, les années sans photographies. Une voix faite de lacunes, d’espaces blancs, de ce qui n’a pas été dit. Ces deux voix ne s’adressent pas aux humains, elles se parlent entre elles, comme deux jardins qui auraient enfin trouvé le moyen de communiquer à travers le temps.

 

Le film oscille entre plusieurs régimes d’image : la vidéo DV granuleuse des archives de terrain, la photographie botanique au format moyen avec règle graduée, le point cloud 3D et la photogrammétrie qui se dissolvent, le fond vert où les corps dansent entourés de jardins spéculatifs générés par IA, le microscope qui révèle l’infiniment petit d’une fleur de résine. Ces textures coexistent sans chercher à s’unifier, comme dans un jardin où le minéral et le végétal, l’artificiel et le vivant, s’accumulent sans chercher à se ressembler.

Jardins Partagés n’est pas un film sur le passé. C’est une question posée à la nuit : que font les pierres, les coquillages et les plantes quand personne ne regarde ?

 

À la fin, chaque participant dépose sa pièce sur la colonne centrale. La colonne absorbe tout. Elle veille.

 

Monaco / Lyon, 2025-2026