15 Rue Grimaldi, 06000 Nice
L’hôtel Le Grimaldi by Happyculture accueillera cette année le Prix OVNi Sud Emergence, visant à récompenser les artistes émergents de la région PACA et Occitane.
Cette programmation constitue une occasion unique de découvrir les futurs artistes phares de l’art vidéo et de l’art contemporain dans une atmosphère créative et dynamique.
Cette exposition est ainsi témoin de l’art vidéo d’une nouvelle génération qui révèle une esthétique commune, bien ancrée dans son territoire.
2023 - 10'44" - Couleur
En fusionnant des récits visuels intimes de l’artiste, issus de voyages en Colombie ou du quotidien à Marseille, et sonores, avec une voix-off envoûtante aux airs de conte, La LUNE et le SOLEIL offre une réflexion profonde sur les relations humaines, les mythes modernes, et les réalités contemporaines.
À l’instar d’une chambre d’hôtel, l’immersion amène le spectateur à la croisée du rêve et de la réalité, en opposant l’idéal romantique à l’expérience concrète, mené tantôt par l’image, tantôt par la parole, entre le quotidien et le fantasme.
L’idée d’un flux constant, à l’image d’un grand terrain de jeu propice au hasard, tente d’immerger le spectateur dans le mouvement, la rencontre, et le voyage au sein d’une même chambre d’hôtel.
2023 - 14'59" - Couleur
La vidéo projetée est une scène de nature artificielle réalisée en 3D, à base de modèles «procedural», qui ne sont même plus des scans pris dans la nature réelle, mais entièrement générés par des algorithmes.
La caméra virtuelle est placée au centre de la scène et se déplace en boucle. Petit à petit cette nature artificielle subit de changements – de la luminosité, de la gravité, de sa complexité – puis puis revient à son état d’origine. Le projecteur tournera sur son moteur au même rythme que ces changements minimalistes de la scène projeté. La projection en mouvement qui en résulte va «scanner» les quatre murs de la vraie chambre en révélant un deuxième espace fantomatique qui se superpose à la réalité.
Le paysage artificielle est inspiré par la richesse, la beauté, mais aussi par le luxe quelquefois vulgaire des jardins botaniques et touristiques de la Côte d’Azur.
2023 - 9'12" - Couleur
Deux courts-métrages, tournés respectivement au Japon et en Chine, proposent deux visions de l’errance et la tentative de fuir les règles de nos sociétés, par l’absurdité, le jeu et l’instant présent.
L’un, semi-autobiographique, raconte l’histoire d’un homme à la recherche d’une ville qui n’existe plus que dans ses souvenirs, et de sa rencontre avec plusieurs personnages, chacun ayant sa vision de la manière dont mener sa vie ; un homme bienveillant et insouciant, un hikikomori qui fuit la réalité en se plongeant dans un monde virtuel, un ancien pêcheur devenu musicien… et se conclut sur une note plus douce, d’une fuite vers le sud. Dans le second, on retrouve ce personnage, muet, perché sur un toit délabré dans le sud de la Chine, jouant aux échecs face à un ventilateur, dans une boucle éternelle. Sorte d’hommage à Vexation Island, il traduit par l’absurde l’impasse de se dicter ses propres règles.
2024 - Couleur
who hurt bro est un projet intégrant un court-métrage de fiction en animation 3D et prise de vue réelle à une scénographie immersive.
«who hurt bro», tournure masculinisée de «who hurt you», est une expression apparue sur Tiktok, en commentaires et légendes de memes. Elle est teintée de sarcasme mais aussi de compassion. Elle est employée lorsqu’un sujet tente de surpasser les limites de son propre corps, de son humanité.
«who hurt bro» rappelle, en filigrane, cette obstination à vouloir apparaître très fort, comme une réaction à des traumatismes passés, conditionnée par l’éducation compétitive donnée aux garçons.
2024 - Couleur
Mirages est une installation mixte qui questionne l’horizon dans le paysage marin.
Mirages #1 est construite à partir des flux de webcams d’hôtels à travers le monde qui sont capturées et re-combinées entre eux. Les terres des unes sont mélangées avec les ciels des autres.
J’aime faire du lien entre les classiques de l’Histoire de la Photographie et le montage rudimentaire de ces vidéos basse résolution, et qui ont une telle latence qu’elles semblent revenir à l’état de photographies.
Née et vivant à Marseillle, l’artiste filme la mer avec obsession depuis plusieurs années. Selon lui, regarder l’horizon, c’est regarder l’endroit où l’on cesse de voir.
Ligne de partage entre le ciel et la mer, l’horizon est aussi un lien entre le visible et l’invisible.
L’horizon est un vertige, une disparition.
2021 - Couleur - 6'30"
Stand de tir (2021) est une captation d’un ensemble de phénomènes. Les regards, les gestes, la respiration, la tension puis la détente sont canalisés pour atteindre le coeur de cible. Il s’agit de tenir avec rigueur tout en parvenant à un certain état de lâcher-prise. Le travail sonore des entretiens laisse entendre ce que l’image perçoit, faisant du stand de tir un lieu où les antagonismes n’ont plus cours, où la recherche d’équilibre, la maîtrise de soi, le goût du jeu affrontent les souvenirs de guerre, de violence et les problèmes sécuritaires.
2024 - Couleur
À la manière d’une recherche dans un grenier interdit, « Black-out » explore la sortie de l’artiste de son amnésie traumatique.
La perte de mémoire, générée par un niveau de stress intense, est un mécanisme neuro-psychologique caractérisé par une déconnexion entre l’amygdale et l’hippocampe lors d’un événement traumatisant. Les informations émotionnelles sont alors dissociées du circuit de la mémoire, entraînant un gel des souvenirs.
En explorant son inconscient à la lumière UV, l’artiste tente de parvenir à ces événements inaccessibles. Composé de plusieurs chapitres, le projet débute par des images d’archives provenant de ses premiers tâtonnements photographiques entre ses cinq et dix ans.
2023 - 5’20" - Couleur
2024 - Couleur
Cette installation évolutive a comme ambition celle de comparer les différents statuts, les modes de rémunération et les modalités relationnelles qui accroissent les discriminations et violences systémiques dans le secteur culturel à Marseille.
Le dispositif filmique consiste à demander à des travailleur·euse·s de l’art de porter une tenue de cheerleader (non genrée) tout en menant les entretiens documentaires en faisant du sport. Les pratiques sportives sont alors employées en tant que métaphore, évoquant l’épuisement, que ce soit dû aux conditions de travail, à la précarité du statut où l’on est tout le temps en train de courir après l’argent, ou à cause de la mise en compétition.
Ce documentaire aborde donc les questions suivantes : Comment la précarité économique ou les situations de vulnérabilité amènent des personnes minorisées à quitter le secteur culturel ? De quelle façon des personnes se débrouillent, trouvent des moyens de s’en sortir et continuent d’y travailler ?
Le titre est en référence à la comédie lesbienne But I’m a Cheerleader
de Jamie Babbit sortie en 1999.
2024 - Couleur
Dans mon installation, un film principal composé de plusieurs enregistrements de personnes utilisant des smartphones dans des espaces publics est présenté sous une nouvelle perspective altérée. L’inversion des couleurs crée un effet de « négatif », non seulement pour anonymiser les sujets, mais aussi pour changer la perception et sensibiliser le regard. Les visiteurs peuvent rétablir les couleurs originales grâce à leurs smartphones, créant ainsi une expérience interactive. Le film principal est accompagné d’autres vidéos et installations qui approfondissent le thème. Parallèlement, l’œuvre questionne de manière critique l’impact social profond des smartphones sur notre société et invite à réfléchir sur leur présence omniprésente et leur usage.