Situé en plein coeur de Bruxelles, Argos est un centre d’art contemporain dédié aux arts audiovisuels qui intègre plusieurs activités : des expositions et projections, une médiathèque publique ainsi que la distribution de films et vidéos d’artistes, la publication et la production d’œuvres vidéographiques et leur conservation.
Dans le cadre d’OVNI, Argos présente un aperçu de sa collection en offrant une expérience vidéographique vaste et variée. Une programmation composée d’une dizaine de vidéos datant des années 80 à nos jours qui abordent plusieurs thèmes au travers de différentes techniques. Le but étant de montrer comment la video touche plusieurs disciplines comme la performance filmée, le cinéma, l’architecture, l’animaton, le dessin et le documentaire.
Vidéo, son, 10'43 min, 1974
La découverte d’un jouet d’enfant : une petite cafetière métallique de couleur bleue pose une complète énigme à un archéologue du futur. Le scientifique n’a plus aucune information sur la civilisation du 20ème siècle. Patiemment il va tenter de trouver la signification de l’objet. Son imaginaire, en s’éloignant de la vérité historique, va progressivement s’approcher de l’univers du rêve, dont la seule réalité est la tendresse et la fragilité.
Vidéo, son, 6' min, 2014
Deux caméras se regardent. L’une d’elles : fixée sur un trépied surplombant une large vue panoramique de Sofia depuis un point de vue élevé, l’autre : montée sur un drone cherchant l’emplacement du premier en gros plan sur la façade d’un immeuble.
Vidéo couleur, son, 6’15 min, 2006
La caméra se déplace lentement vers l’arrière à travers la maquette. Elle s’arrête au milieu d’une pièce. La réalité se mord la queue.
Vidéo, son, 4’ min, 2015
La baronne von Freytag-Loringhoven née Plötz était une membre méconnue du mouvement Dada. The Lamps retrace son voyage au Musée archéologique de Naples, où elle entre de force dans « Il Gabinetto Segreto », une pièce secrète remplie d’objets érotiques de Pompéi. Il a été réalisé dans le cadre d’un cadavre exquis épique auquel ont participé cinquante-quatre contributeurs.
Vidéo, son, 4' min, 2013
Dans son travail, principalement constitué de films d’animation au fusain, Wendy Morris s’interroge sur les différentes formes de représentation du continent africain en europe.
Le point de départ du film est le livre de paysages anglais que reçut un jour orlando, petit garçon élevé dans les missions d’Afrique du Sud au XIXe siècle, par ailleurs ancêtre de Wendy Morris. Avec orlando’s Book, l’artiste tisse une réflexion autour la mémoire des lieux, tentant de réconcilier le souvenir de sites que l’on connaît par les livres, mais que l’on a jamais visités, avec celui d’endroits où l’on s’est rendu mais que l’on n’a jamais vus illustrés.
Vidéo, son, 2'23 min, 2008
Une courte vidéo-performance dans laquelle Messieurs Delmotte, debout dans un parc, lèvre, mime, le son d’un oiseau.
Vidéo, son, 6'45 min, 2010
Sur les traces de G.K. Chesterton et de Robert Bresson, Sarah Vanagt suit un âne. Du côté de Sidmouth, petite station balnéaire du Sud-Ouest de l’Angleterre, l’animal visite des personnes âgées dans les chambres de leurs maisons de retraite. La cinéaste choisit de se concentrer sur une seule rencontre, particulièrement marquante – celle avec un vieil homme aphasique –, et la nature bouleversante de l’échange qui s’instaure.
Vidéo, son, , 7'40 min, 2010
Avec ce film, Nicolas Provost revient à ses premières amours, l’emploi de l’effet miroir. Cette technique, plusieurs fois expérimentée par le réalisateur dans ses œuvres les plus courtes, est utilisée pour nourrir une proposition cinématographique simple : se saisir d’un sujet clairement identifié (ici Las Vegas), le déconstruire pour le transformer en un objet artistique autonome, extrait de son contexte naturel.
Vidéo, son, 10′ min, 2015 (USA)
Des blocs et des places, une vue fragmentée de côté dans des appartements confortables et éclairés dans la grande ville. Canapés, escaliers, lampadaires, tables fleuries. Une musique de piano rêveuse souligne cette vision littéralement perplexe de la vie contemporaine. Soudain, la musique et l’humeur changent: nous sommes dans un paysage de rêve jazzy et dynamique qui rappelle quelque peu la magistrale Victory Boogie-Woogie de Mondriaan. «La dépendance aux mots croisés».
Vidéo, son, 11'44 min, 1986
Un solo qui se joue à deux : la danse et la caméra. Eric Pauwels fait tourbillonner son objectif autour du corps d’Anne Teresa de Keersmaeker. Ce que l’on voit, ce n’est pas une structure chorégraphique géométrique et minimaliste, c’est une femme possédée, qui baigne dans sa sueur et explore les limites de l’épuisement physique. Dans ce documentaire en quatre prises ininterrompues, Pauwels est constamment dans la recherche de l’essence, de l’âme du cinéma. La caméra est également poussée dans ses retranchements, sa propre transpiration, ses difficultés. Pauwels est dans la recherche plutôt que dans la beauté formelle du plan.