Le Centre national des arts plastiques est l’un des principaux opérateurs de la politique du ministère de la Culture et de la Communication dans le domaine des arts visuels contemporains. Acteur culturel et économique, il encourage la scène artistique dans toute sa diversité et accompagne les artistes ainsi que les professionnels par plusieurs dispositifs de soutien. Il enrichit, pour le compte de l’État, le Fonds national d’art contemporain, l’une des plus importantes collections consacrées à la création contemporaine en Europe. Forte de plus de 95 000 œuvres, elle représente de façon exemplaire l’ensemble des divers champs, tendances et médiums de la création depuis plus de deux siècles, aussi bien de la scène française qu’internationale. Collection « sans murs », il conserve et fait connaître les œuvres par des prêts et des dépôts en France et à l’étranger.
Dans le cadre d’Ovni, le Centre national des arts plastiques propose une sélection d’œuvres vidéos de sa collection dressant un portrait de l’artiste en performeur. Par l’emploi de dispositifs rudimentaires, les artistes s’y livrent à de courtes scénettes renouant avec l’esprit situationniste. Ces sept artistes proposent une définition très personnelle de l’art ; d’un art de l’instant, éphémère et avant tout spontané.
Vidéo, couleur, son, 2’20 min, 2008
L’artiste à l’arrêt sur un quai de gare réduit son geste à sa plus simple expression en comptant sur le mouvement du train pour qu’une ligne blanche soit produite.
Vidéo, couleur, son, 1′ min, 2011
« Très souvent, je joue avec ma propre image ; il s’agit de devenir un cliché pour tordre le cou aux clichés. »
Si Moussa Sarr est le sujet principal de ses vidéos, l’artiste dépasse largement les problématiques généralement associées à la pratique de l’autoportrait pour aborder un questionnement sur les stéréotypes et les préjugés raciaux, sociaux ou sexuels, l’exercice du pouvoir et les discriminations qu’ils supposent, un questionnement sur la morale et son principe simpliste de hiérarchie, un questionnement sur l’altérité qui le pousse à revêtir l’habit de celui dont il diffère, éventuellement de l’ennemi juré.
Vidéo couleur, son, 12' min, 2008
Dans ses vidéos, on voit l’artiste converser avec certaines œuvres modernes comme quand il tague subrepticement deux tableaux de Mondrian pour « Retouche », empruntant alors autant au nihilisme artistique du XXe siècle qu’à la gesture iconoclaste. C’est à chaque fois un peu de lui mais aussi peu d’air frais que l’artiste apporte aux œuvres qu’il approche.
Vidéo, couleur, son, 1’40 min, 2007
«… Mesdames et messieurs, bon après-midi. Aujourd’hui je ne suis pas venu faire un spectacle… Je ne suis pas venu te demander de l’argent, Je suis venu te donner de l’argent! Alors, je serais heureux que vous acceptiez cette pièce que je vous offre… »
Des pièces ont été offertes par l’artiste aux usagers de métro, à Paris. Personne ne les a acceptés.
Vidéo, couleur, son, 1’12 min, 2002
Ce film présente une performance déjantée au cours de laquelle l’artiste se balance aggripé à un lustre. Le danger et l’absurde poétique se nourrissent l’un de l’autre sur un mode jouissif.
Vidéo, couleur, son, 6’45 min, 1998
“Si l’humour qui imprègne le travail de Saverio Lucariello est en apparence bien éloigné de la dimension méditative des artistes turinois, l’esprit est cependant interpellé par sa façon très personnelle de fonder sa généreuse et multiforme fécondité créatrice sur une attitude parfois insolemment critique à l’égard de la “réception” conventionnelle de la création d’aujourd’hui”
Robert Grossmann
Vidéo, couleur, son, 1’11 min, 2011
Après trente ans, Sigurdur Gudmundsson a commencé à recréer des «situations» à l’aide d’une caméra, comme il le faisait dans les années 70. Ses célèbres photographies du passé se prolongent alors par une nouvelle série dans laquelle, en dehors de lui-même, les autres sont également représentés. Dans la plupart des œuvres vidéos, «l’autre» joue désormais un rôle principal.
Vidéo, couleur, son, 2’45 min, 2011
Vidéo, couleur, son, 3’05 min, 2003