Depuis son ouverture en 1994, le MAMCO (Musée d’art moderne et contemporain de Genève), développe une forme inédite de muséographie, il fonde son action sur plusieurs principes : une conception du musée comme « exposition globale » qui réunit des expositions temporaires et des collections permanentes ; la variation des types d’espaces et d’accrochages afin d’évoquer l’histoire du musée ; la gestion d’une « collection d’espaces d’artistes » et, enfin, une attention régulière aux scènes genevoises et suisses.
Vidéo, 5'37 min, 2010
Schnapsparade est un film d’animation qui met en scène une procession très excentrique. De petits chevaux en bois tirent des remorques e de versions miniatures de bouteilles d’alcool suisses. Les chevaux et les remorques sont taillés en bois par Schnyder lui-même avec un savoir-faire minutieux. Le décor convoque alors des éléments enfantins, presque naïfs, immédiatement contredits par la présence d’alcool fort. La bande originale du film est connue et rehausse encore la grandeur du défilé. La parade célèbre et ridiculise à la fois la culture des festivals et ses rituels.
Vidéo noir et blanc, 8' min, 1978
Après un séjour aux Etats Unis de plusieurs mois, Gilles Mahé s’installe avec sa famille à Garches où il ré- nove un atelier ferroviaire désaffecté pour ouvrir un commerce de produits orientaux. Plus qu’un magasin, Chinatown est le théâtre d’événements artistiques ponctuels. Ainsi, le temps d’une journée, Gérald Caillat y installe un travelling pour la réalisation d’un court métrage.
Vidéo,6'50 min, 2015
David Evrard élabore une œuvre globale en utilisant autant de médiums qu’il en existe, télescopant en un jeu de collage divers éléments hétéroclites sous forme d’images, d’installations ou de textes. Cet ensemble crée un univers en perpétuel renouvellement dans lequel certaines formes ou images sont récurrentes. L’artiste s’approprie des objets appartenant à des champs extrêmement variés aussi bien de par leur symbolique que par leur signification première. Ces éléments prélevés ou ces images créées au gré de projets, lectures, résidences, rencontres… fondent des compositions vastes et en un jeu de superpositions. Elles s’entrechoquent et se parasitent : sorte d’expérimentation et d’improvisation, utilisant accidents, variations ou altérations…
Vidéo, 5'min, 1998
Empruntant parfois à d’autres un sujet, un personnage ou un motif, il va le « réactiver » comme dans cette vidéo où il anime la peinture Sociology Professor de John Currin. L’image peinte (le professeur de sociologie), retrouvant son statut premier, se met à parler, à interpeller son créateur : «John, Hey John !» tout autant que le spectateur. Manière pour l’artiste de questionner aussi, mêlant les techniques (peinture, vidéo et utilisation de l’outil informatique) les enjeux et les statuts de l’image médiatique, icône d’aujourd’hui, nourrie de références culturelles hétéroclites, non plus uniquement « savantes » mais issues du cinéma, de la publicité, des séries télévisées, des jeux vidéos ou de la bande dessinée.
Vidéo, 2'min, 2014
Empruntant à la littérature, à la psychologie, au cinéma, Ulla von Brandenburg imbrique des coulisses les unes dans les autres, plongeant les visiteurs dans de vastes installations où les dispositifs scéniques se mettent en scène.
Vidéo, 1h31'min, 2004
Delphine Reist et Laurent Faulon exposent fréquemment ensemble : leurs pratiques artistiques respectives se retrouvent en effet autour d’un même intérêt pour le détournement, la manipulation et l’activation de l’objet. Leurs travaux naissent dans les années quatre-vingt-dix, une époque qui s’est volontiers retournée sur la place et l’histoire de l’objet dans l’art du XXe siècle. La démarche de Reist et Faulon va elle aussi chercher à court- circuiter le flux marchand de l’objet pour le dérouter vers un usage artistique mais elle va surtout opérer une rupture critique en portant leur matériau au-delà d’une réflexion sur la série et le modèle inspirée des analyses de Jean Baudrillard, au-delà d’un questionnement du statut de l’objet soutenu par son display dans l’espace d’exposition et sa réintégration dans l’autre circuit de diffusion du marché de l’art.
Vidéo couleur, 7'22 min, 2005
Vidéo, 5'min, 2013
Vidéo , 5'43 min, 1994