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Benoit Barbagli

Benoit Barbagli

90° Au dessus du feu 

 

© Benoit Barbagli, Le temps du feu, Aire Saint-Michel, 2020

 

Benoît Barbagli expose dans le hall de l’hôtel Windsor, se focalisant sur un médium: le feu. Certains membres du collectif PALAM, auquel il appartient, investissent le jardin. Photographies, sculptures et toiles, toutes construites et exécutées en milieu naturel, comme une tentative à l’heure où l’Amazonie brûle, où l’Australie brûle et où le temps du feu semble advenu, de réapprovisionner ce phénomène aussi dangereux que fascinant.

 

 

 

À propos de l’artiste

 

Ingénieur en technologie conceptuelle, élabore un réseau de transmission de pensées à distance sans interface intermédiaire. Une technologie qui agit comme un lubrifiant sur les mots et les choses, entre les gestes et les émotions, pour les assouplir et les connecter. Il utilise pour y parvenir l’amour et la vie. Une technologie parfois verbale, parfois plastique, qui ne cesse de construire des ponts entre de nombreux savoirs qui se révèlent au travers des rencontres et du collectif. Chaque projet engendre l’émulsion de différents corps de métiers : alpinistes, ingénieurs, architectes, marins

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Une ingénierie extravagante en déphase assumée avec un quelconque progrès technologique, une sensibilité à la cause écologique, un éloge de la simplicité du geste, en donne une lecture militante certaine.

Le regard sur les gestes oscille entre une satire des formes culturelles instituantes, un acte poétique déraisonné et une vigoureuse expression érotique traversée par un questionnement sur le genre.

 

Il vacille entre la tenue d’un discours de logicien rigoureux, structuré, et une imposture intellectuelle dont on ne saurait jamais bien dire à quel moment elle aurait commencé. Habillé par des dispositifs complexes et des références parfois ténues, le sens du geste, lui, s’exprime dans un langage simple, populaire, toujours sincère.

Bucolique, amoureux, aimant la vie, et lui rendant grâce, plongeant franchement en plein dedans, décrétant l’art comme prétexte à la vie.

Et croyez-le ou non, dans cette activité bouillonnante, l’éloge est fait à la lenteur, balbutiant la décroissance comme seule fenêtre environnementale possible. Cette activité ralentie se tourne toujours plus vers la méditation, comme un mode d’accès à soi, comme un mode de revendication sociétale, en fantasmant l’ultime pièce comme un simple souffle: une respiration.

 

Site de l’artiste : https://benoit-barbagli.com/